"Le truc, c'est de survivre aux fils de pute" F. Exley - A l'épreuve de la faim.
"Si cette personne, ne cessais-je de me répéter, était l'un des représentants élus de Dieu sur terre, alors il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans tout le système" Roald Dahl - Moi Boy.
"bah, nom d'une pipe, j'aurai été immortel jusqu'à ma mort !"
pépé John - Jim Dodge - L'oiseau Canadèche.



28 mai 2013

Do Make Say Think + Mermonte au VIP !

Lundi 27 mai, après la journée de boulot on file au VIP pour le dernier concert de la saison 2012/2013. Un lundi pour un concert c'est un peu rude, mais lorsqu'on rencontre Mermonte et Do Make Say Think, on bouge ses muscles fessiers et on se fait embarquer dans un grand moment de musique.

En première partie les 10 musiciens/(chanteurs pour certains) sont largement à la hauteur de l'attente. J'ai été séduit par ces longues mélodies aux envolées électrique explosives, enrobées de chants planant. En espérant les revoir au VIP (ou ailleurs), je n'ai qu'un conseil à vous donner : c'est d'aller les voir.

Pour la seconde partie, nous avons eu le droit à une version concentrée de Do Make Say Think : 5 musciens (dont 2 batteurs) et parfois accompagné d'un trompettiste pour certains morceaux. La programmation du VIP indiquait ce concert comme  : "Psychédélique", ils n'ont pas eu tort. Les boucles distordues en passant par des passages rock explosif au jazzy planant, nous ont transporté. le trip était bon et les gars de Toronto nous ont offert un très beau spectacle. 

Furetez sur internet pour choper les quelques photos ou vidéos qui peuvent trainer, parce c'était un excellente fin de saison !

Un concert à emporter de Mermonte : http://www.blogotheque.net/2013/03/15/mermonte-2/
et le site de Do Make Say Think : http://www.domakesaythink.com/

Damn' c'est mon 100ème message merci aux quelques personnes qui me lisent !

24 mai 2013

Sallie Ford And The Sound Outside et FreakTone au VIP

Arrivant tout juste pour le début de la première partie, nous nous installons devant la scène pour assister à 3h de Rock.

Freak Tone (Le duo guitare/batterie flanqué de l’inénarrable French Tourist aux platines et autres machines, allie le rock’n'roll et un grand sens du groove. Le point commun de ces trois là, c’est leur culture encyclopédique de la musique rock et ce net penchant vers les USA.
Une invitation au voyage sur les routes de l’Amérique où il suffit de fermer les yeux et se laisser balader par leur rock sauvage, chaud et groovy. Comme avec White Stripes, Jon Spencer Blues Explosion ou Black Keys, leur rock’n'roll respire la soul, le blues, le folk et la country. Les riffs de guitares sont diablement efficaces et les beats terriblement énergiques sur leurs mélodies US. Ensemble, ils envoient du bois auprès duquel il fait bon se chauffer en remuant du bassin ! - Vip.les-escales.com
) nous réchauffe grâce à un Rock brut de décoffrage, les bordelais préparent efficacement la salle à la suite et on leur souhaite une bonne route, en espérant les revoir.



Sallie Ford arrive sur scène en robe bleu (très années 50) avec la guitare assortie entouré d'un talentueux guitariste à chaussures à franches, d'un bassiste et d'un batteur puissant. Le groupe de Portland attaque leur tournée européenne par St Nazaire et nous offre une prestation rafraichissante de leurs titres. C'est simple c'est du tout bon, avec une reprise de Buddy Holly en prime, histoire de nous faire voyager dans le temps... Un autre excellent concert au VIP.
Derrière ses petites lunettes de secrétaire acariâtre des années 50 vissées sur le nez, Sallie Ford cache bien son jeu. Son look détone mais on le sait : le cuir ne fait pas la rockeuse ! Son premier album Dirty Radio en a bluffé plus d’un et les comparatifs élogieux à Janis Joplin ou Beth Ditto (The Gossip) version country-folk de pleuvoir. Sa voix rugueuse aux influences jazzy et punk sert un rock’n roll vintage  insolent, à la fois nostalgique et furieusement moderne. Avec son second album Untamed Beast tout frais sorti, Sallie Ford passe de révélation au statut de femme forte du rock ! - Vip.les-escales.com

20 mai 2013

Il faut sauver la vallée de Yaak !

Site Gallmeister.fr

Le livre de Yaak de Rick Bass dans la collection Totem de Gallmeister.
Quatrième tiré du site Gallmeister.fr : La vallée du Yaak, dans le Montana, est l'un des derniers espaces sauvages des États-Unis, un lieu où cohabitent ours noirs et grizzlys, loups et coyotes, aigles, lynx, cerfs et même une poignée d’humains. Rick Bass, qui y vécut une vingtaine d’années, nous dresse le tableau de cet endroit magique, aujourd’hui menacé. À travers cette série de récits inspirés, il capture la grandeur de la nature sauvage du Yaak et de ses habitants, l’âme d'un lieu dont la disparition constituerait une perte irrémédiable pour chacun d’entre nous.
Un livre entre poésie et contemplation de la nature, Rick Bass nous explique pourquoi il faut gardé l'aspect sauvage de cette vallée et expose sa lutte et ses (raisonnable) propositions. Réaliste, écologique, il souhaite sincèrement faite ralentir l'exploitation excessive que subit cette vallée.
C'est simple c'est beau.
N'hésitez pas à cliquer sur le lien ci-dessus pour lire un extrait !


19 mai 2013

Le VIP : The Ex and Brass Unbound + Fordamage - Samedi 18 mai 2013

Tout d'abord un groupe qui nous a réveillé les oreilles et le corps d'une puissance énergie avec Fordamage, durant un excellent concert ! 
(présentation du VIP) : Les Fordamage , 3 garçons et une fille qui mouillent le maillot pour une certaine conception de la musique : Celle que l’on braille, celle que l’on danse, celle qui nous fait perdre notre breuvage, celle dont la poésie métaphorique nous surprend sans que l’on cherche à en comprendre le sens.  Post ce que vous voulez pour le genre, Les Fordamage ont pris depuis longtemps ce pli de l’indépendance, de la grande échappée musicale, ils sont de ceux  pour qui les histoires de famille musicale ne s’apparentent pas à un style !
et un autre qui nous a fait bougé tout le corps et oublié la fatigue pendant un concert d'anthologie : The Ex and Brass Unbound.
(présentation du VIP) : Sauvage et mythique, The Ex débute dans la vague punk des années 80 et devient au fil des années un melting pot de styles musicaux :
jazz, noise, musiques ethniques… Avec une obstination à se renouveler sans cesse, ils multiplient les collaborations de toutes sortes : avec le violoncelliste new-yorkais Tom Cora, Thurston Moore de Sonic Youth, Steve Albini et son groupe Shellac, le saxophoniste Gétatchèw Mèkurya… Ils croisent aujourd’hui les cuivres bouillonnants des souffleurs de Brass Unbound : Ken Vandermark, Roy Paci, Wolter Wierbos et Ab Baars, le ton est donné ! Saxophonistes, trompettiste et tromboniste… si l’association avec cette tornade cuivrée donne un vent de liberté et une nouvelle dynamique à l’univers de the Ex, la ligne directrice reste identique : faire de la musique avec le coeur et l’âme.

13 mai 2013

Des BDs pour ce mois de Mai


Une belle fournée que voila, tout d'abord James Joyce l'homme de Dublin d'Alfonso Zapico chez Futuropolis, qui est tout simplement une biographie graphique du célèbre auteur d'Ulysse et Gens de Dublin. Richement documenté et graphiquement à la hauteur, cette BD peut toucher un large public. Les amateurs de littérature se délecteront des anecdotes et pourront découvrir la folle vie du génie Irlandais. Pour vous donner envie voici la quatrième de couverture tirée du site de l'éditeur : James Joyce (James Augustine Aloysius Joyce, 1882 à Dublin - Janvier 1941 à Zurich) est un romancier et poète irlandais expatrié, considéré comme l'un des écrivains les plus influents du XXe siècle. Ses oeuvres majeures sont un recueil de nouvelles, intitulé Dublinois, et des romans tels que Dedalus, Ulysse, et Finnegans Wake. Bien qu'il ait passé la majeure partie de sa vie en dehors de son pays natal, l'expérience irlandaise de Joyce est essentielle dans ses écrits et est la base de la plupart de ses oeuvres. En racontant son histoire, Alfonso Zapico nous aide à comprendre les liens qu’il peut y avoir entre son oeuvre fictionnelle et sa vie de famille, ses amis mais aussi ses ennemis, son enfance, ses études, la misère… Plus étonnant encore, les lecteurs découvriront comment le chantre de Dublin était avant tout un voyageur impénitent.

Les amateurs de blog vont être ravie, car voici la reine du "Girly" : Margaux Motin ! Et son dernier recueil de notes intitulé La tectonique des plaques et paru chez Delcourt dans la collection Tapas BD. Rupture, régression, mère indigne, vin, facebook, attitude rock'n'roll, re-vin, tout y passe, chez cette trentenaire citadine. Qu'on aime ou pas le sujet, on peut s'accorder sur le fait que ces dessins sont d'une grande qualité, souvent imitée jamais égalée à l'instar de Pénélope Bagieu, et rien que pour les petits moments de poésie à travers des photos retouchées amoureusement je peux vous dire que j'ai apprécié la lecture de ce pavé. Il y a tellement de navets publiés dans ce style qu'il est en mon devoir de défendre celle qui domine ce sujet. allez zou une quatrième tirée du site : Cuites, dérapages et autres séismes dans sa vie de mère célibataire... À 35 ans, Margaux Motin raconte les récents bouleversements qui ont secoué son existence. En magnitude 10 sur l'échelle de Richter, sa nouvelle histoire d'amour avec son meilleur pote, pour qui elle change radicalement de vie. Et comme toute nana post-trentenaire qui prend des décisions rapides, le retour de flammes sera brutal

Ouessantines de Patrick Weber (scénario) et Nicoby (dessin) aux éditions Vents d'Ouest raconte l'installation de Soizic et de sa maison d'hôtes sur Ouessant. L'accueil n'est pas des plus chaleureux. Les locaux la regarde de travers à l'exception de Marie. A peine le temps pour Soizic de trouver ses marques, qu'une nouvelle va bouleverser la vie des Ouessantins : Marie s'est pendue ! Rebondissement et découverte de l'histoire de l'île de Ouessant voila le programme messieurs dames, on accroche à cette histoire et on admire le paysage à travers le dessin de Nicoby. Un vent du large qui rafraichit les idées et qui sort du lot de la production actuelle. Une petite quatrième de couverture pur ce mettre en bouche ? Soizic, une jeune femme au caractère bien trempé, décide de changer de vie et d'ouvrir une maison d'hôtes sur l'île d'Ouessant, en Bretagne. Mais c'est bien connu : Ouessant se mérite. La vie y est rude et les locaux n'ont pas vraiment le sens de l'accueil avec les gens "du continent" excepté Marie, une vieille dame qui semble avoir pris Soizic en affection. Quelques mois après son arrivée, alors que Soizic commence à s'acclimater à sa nouvelle vie, les Ouessantins apprennent une terrible nouvelle : Marie a été retrouvée pendue ! Mentionnée dans son testament, la jeune femme va se retrouver mêlée malgré elle à des secrets troubles de l'île... Un roman graphique prenant, aux personnages attachants, le tout dans un cadre d'exception au parfum du bout du monde. 

Et pour finir cette fournée du mois de Mai, un petit raté pour ma part, une découverte du fond de catalogue de Dupuis : Les Enfants d'ailleurs de Bannister (dessin) et Nykko (scénario). Au boulot on nous demande souvent des conseils pour les jeunes lecteurs de BD, histoire de sortir des Titeuf, Kid Paddle et consorts. En général je leur propose les séries : Seuls de Gazzotti et Vehlmann, Esteban de Bonhomme, Amulet de Kazu Kibuishi maintenant je vais pouvoir rajouter les Enfant d'ailleurs. Tout les bons ingrédients sont dans cette BD : des personnages attachants, du rythme, un monde parallèle aussi attirant qu'effrayant, de l'aventure, et de l'humour par dessus ça. Pour faire simple un cadeau idéal pour nos : enfants, petits enfants, neveux, nièces...
La quatrième : Rebecca, Maxime, Théo et Noé découvrent par hasard un passage vers un autre monde, dont ils vont rester prisonniers - et dont ils vont essayer, tout au long du premier cycle de leurs aventures, de s'échapper pour retrouver leur monde à eux. Confronté à l'étrangeté de cette contrée inconnue, et aux Ombres qui y rôdent, chacun va peu à peu révéler sa personnalité, affronter ses peurs et dévoiler son passé, en une marche initiatique semée de peines, d'embûches et de joies.

1 mai 2013

L'oiseau Canadèche ou comment adopter un canard par Jim Dodge

Cliquez pour aller sur le site 10/18
Enfin un canard pas n'importe lequel ! Une belle femelle colvert, mais je perds le fil. L'oiseau canadèche de Jim Dodge est un conte, avec ces côtés cruels et ses beaux moments d'échanges et de révélations. J'avais déjà adoré Not Fade Away, un road trip halluciné, ici on est dans le natural writing : les grands espaces, la nature, des bêtes plus proche de l'être humain qu'on le pense, et toujours des personnages aussi étranges qu'attachants. Et Jim Dodge nous prouve une fois de plus son talent et en 100 pages (environ), un véritable exploit ! Pour faire simple c'est une réussite et il vient de sortir en 10/18 alors vous n'avez plus d'excuse pour découvrir cet ouvrage  indispensable. 
Voici la quatrième de couverture tiré du site 10/18 :
Titou est recueilli par son grand-père, vieil excentrique asocial porté sur le jeu et la bouteille. Malgré des divergences de caractère – le garçon aime les clôtures, pépé Jake les hait –, ils coulent une vie peinarde en compagnie de Canadèche, le canard boulimique et fort sympathique. Quand surgit un sanglier, réincarnation d'un ami indien qui aurait révélé à Jake le secret de l'immortalité... 
Cliquez pour décourvrir Not Fade away