"Le truc, c'est de survivre aux fils de pute" F. Exley - A l'épreuve de la faim.
"Si cette personne, ne cessais-je de me répéter, était l'un des représentants élus de Dieu sur terre, alors il y avait vraiment quelque chose qui clochait dans tout le système" Roald Dahl - Moi Boy.
"bah, nom d'une pipe, j'aurai été immortel jusqu'à ma mort !"
pépé John - Jim Dodge - L'oiseau Canadèche.



29 sept. 2012

Un livre : La Capitana d'Elsa Osorio


Je suis allé vers ce livre pour plusieurs raisons. D'abord la couverture (réussie) cette splendide photo noir et blanc tape direct dans l’œil. Ensuite le sujet : la guerre d’Espagne vue à travers les yeux de Mika Ecthebéhère, une Argentine luttant contre toutes les formes de fascisme qui est devenu une capitaine du POUM (Parti Ouvrier d'Unification Marxiste).
Un aperçu de la quatrième de couverture : 
Il y a des vies qui sont des romans qu’aucun romancier n’oserait écrire par crainte d’être taxé d’invraisemblance. Mika, la Capitana d’Elsa Osorio, semble avoir eu l’habitude de se trouver à l’épicentre des convulsions qui ont secoué le monde contemporain depuis les années 30.
Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère (1902-1992), la Capitana, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets de notes. À partir de ces notes, des rencontres avec les gens qui l’ont connue, des recoupements de l’Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n’être qu’une biographie en littérature. Mika a appartenu à cette génération qui a toujours lutté pour l’égalité, la justice et la liberté. Elle est allée à Paris avec son mari pour participer au mouvement intellectuel dans les années 30, ils ont fondé la revue Que faire ?. Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés la montée du nazisme, ainsi que les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme. Enfin ils sont allés rejoindre les milices du POUM dans la guerre civile en Espagne.
Un beau et prenant roman qui nous offre d'aller un peu plus loin que la vie (déjà captivante) de Mika. On plonge dans une histoire de la Lutte avec un grand L, celle qui combat pour les libertés et se dressent contre toutes les formes de fascisme (qu'elles soient Franquiste, Nazi ou Stalinienne).

Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire 2012

28 sept. 2012

BD Megabras And Tokyo

Megabras de Guillaume Bouzard chez Fluide et Tokyo de Joann Sfar chez Dargaud, sont toutes deux des BDs complétement délirante, chacune a bordant à leur manière l'univers des comics. Bon ce ne sont pas des chefs d’œuvres  mais on rigole grassement (je connaissais les tendances de Batman, mais Superman damn') avec G. Bouzard et on admire le délire graphique (très proche d'un film de Tarentino sans scénario sous LSD) de Joann Sfar.

Le speech de Megabras : Un beau matin, Guillaume Bouzard, dessinateur de bandes dessinées, se découvre un super pouvoir. Et pas n’importe lequel ! Lorsqu’un événement ou un quidam lui fait un peu trop monter la moutarde au nez, il perd son self-control légendaire, son bras droit se transformant en un bras hyper musclé : la déjà fameux et fumeux « Mégabras » ! De surcroît, il est le king de l’invective avec de vrais morceaux d’insanités dedans. C’est ainsi qu’il se retrouve à défendre le citoyen lambda contre les vilains agresseurs de tout crin. Ses premières missions : trouver un acolyte, se faire un costume, dompter ses vices (et oui !), échapper à une secte de super héros… Tel est le quotidien d’un super héros doté d’un Mégabras !

Le speech de Tokyo : 
Ce 1er épisode de Tokyo se déroule sur une île lointaine et isolée, où la seule loi qui règne est celle du marché. Tokyo, jeune fille bronzée aux grands yeux clairs, est courtisée par un tigre et un lion, et pourchassée par des monstres... Avec ses deux copines, Tokyo n'a pas fini de courir !

On peut trouver une très bonne interview de Joann Sfar sur le blog Dargaud
cela éclaire le concept de Tokyo.

27 sept. 2012

Une BD SF à la Française

http://www.dupuis.com/catalogue/FR/al/30847/justice.html

Posez votre énième tome d'Alix ! Et commencez la série Orbital, dont le cinquième tome vient de sortir !
Je vous avais déjà présenté cette série dans une note précédente, vous informant que nous avons la chance que Dupuis édite cette fabuleuse série, me rappelant les grandes heures de Valérian. Dans ce dernier tome, l'humour n'est pas au rendez vous. le 5ème tome annonce des heures sombres pour la confédération, mais voici un petit résumé tiré du site Dupuis :
Après le désastre de Kuala-Lumpur, la Confédération a besoin de coupables. Peu importe que Caleb et Mézoké aient tenté l'impossible pour éviter le drame, peu importe aussi que Caleb soit entre la vie et la mort ; Mézoké, seul face à ses supérieurs, est tout désigné pour constituer le parfait bouc-émissaire. Accusé à tort, sans possibilité de se faire entendre et de se défendre, Mézoké soupçonne qu'il n'est qu'un pion bien utile sur l'échiquier politique intergalactique. Quand un commando de terroristes terriens parvient à s'infiltrer sur la station Orbital, la donne change... à tel point même que la destinée de Mézoké et Caleb va basculer de manière irrémédiable. 
La dynamique est toujours là et on sent que les auteurs prennent leurs marques (que ce soit pour le dessin de Pellé ou le scénario) et j'ajouterais une admiration pour les designs des E.T.s et de l'univers, l'imagination déborde et c'est agréable.
Une série devenue incontournable !

23 sept. 2012

BD et Prohibition

Haaa la période de la prohibition, toute cette énergie que les hommes mettaient pour trouver la moindre goutte d'alcool et dire qu'on ne pouvait même plus boire une goutte d'un bon vin ou d'une bière fraiche, tu m'étonnes que la BD en parle !
Et oui dans cette rentrée culturelle, au moins deux BDs traitent le sujet :

Le tome 7 de l'excellente série Lincoln, Le fou de la montagne, met notre buté et increvable cow boy fasse à une des pire crise pour sa vie, le manque d'alcool ! Avec l'humour, et le dynamisme qui caractérise la série du Clan Jouvray depuis 10 ans (déjà). On retrouve la même fraicheur, j'espère juste que le prochain tome soit déjà en route. 
Et le tome 10 de la série Jour J, le gang Kennedy. dont voici le résumé (source Delcourt.fr) : 1947. À la veille de se présenter à la candidature présidentielle, Joe Kennedy envoie ses fils charger une livraison d'alcool en provenance de la Nouvelle-Orléans, capitale française depuis l'indépendance américaine et port d'attache de tous les trafiquants du pays. Mais quand la mafia, un shérif et une grande actrice s'en mêlent, la virée des deux frères pourrait bien s'avérer être la dernière...
La qualité de cette série B se maintient,avec toujours ce petit goût de trop peu, les univers développés sont intéressant et le graphisme proche du comics me plait. Bref un bon moment, agréable.

17 sept. 2012

Un livre de la rentrée et une piqûre de rappel

 Grand Maître de Jim Harrison.
Résumé tiré du site de Flammarion :
 Sur le point de prendre sa retraite au terme d’une longue carrière dans la police du Michigan, l’inspecteur Sunderson enquête sur une secte hédoniste qui a pris ses quartiers à quelques kilomètres de chez lui. Simple hurluberlu inoffensif au premier abord, le gourou se fait appeler Grand Maître. Au fil de leurs recherches, Sunderson et son improbable acolyte de seize ans, Mona, découvrent un personnage bien plus sinistre qu’il n’y paraît. Lui-même poursuivi par ses propres démons, imbibé d’alcool et obsédé par les femmes, Sunderson traque sa proie des bois du Michigan jusqu’à une petite ville d’Arizona qui fourmille de criminels transfrontaliers, avant d’atterrir dans le Nebraska, où les adeptes du Grand Maître espèrent s’établir pour de bon.

J'ai mis un peu de temps à suivre les pas Sunderson, un peu dérouté mais vite plongé dans les grands espaces et les longues balades décrit par Jim Harrison. On peut aussi y voir une réflexion sur l'être humain, cerné d'une douce mélancolie. Ce n'est pas le livre de l'année mais reste une valeur sûre de la rentrée littéraire.

Après avoir lu la quasi intégralité de l'oeuvre de Caryl Ferey (en effet j'ai lu pendant mes vacances Utu, son deuxième roman qui se passe en Nouvelle Zélande) je peux vous confirmer la qualité et la montée en puissance de cet auteur. Si Haka avait des maladresses et était plus un Polar qu'un roman Noir, Utu pose les bases d'un style Caryl Ferey. Qui explosera avec Zulu avant se concrétiser avec Mapuche.
Noirceur, exposition des minorités ethnique, violence brut et repoussante, personnages brisés par la vie. Je ne saurais que trop vous conseiller de plonger dans son univers.



16 sept. 2012

Fin de partie pour la voix au chapitre

Une librairie qui ferme ça fait toujours mal au coeur. Le dernier message M. Gérard Lambert capitaine de se fier navire, en cliquant sur l'image, merci à lui !


BD de septembre

Bon le retour à la réalité française fut dur, le décalage horaire n'aidant pas et la fatigue de fin de saison non plus. Maintenant que je me sens plus relax dans ma peau de Franco-breton-hispano-Neo calédonien, je peux reposter tranquillou.

Aujourd'hui une BD qui illustre à merveille la bêtise humaine, le patriotisme extrême et le racisme de bas étage : Le Singe de Hartlepool.
Servie par le souple dessin de Jérémie Moreau, cette BD ravira ceux qui cherche à passer un bon moment dans une histoire qui plus dense qu'elle n'y parait aux premiers abords.